Au 4 mai 2026, le gouvernement haïtien a annoncé une augmentation du salaire minimum, le portant à 1 000 gourdes par jour pour les ouvriers du secteur de la sous-traitance.
Cette décision intervient dans un climat de fortes tensions sociales, marqué par des mobilisations syndicales et des revendications pressantes en faveur de meilleures conditions de travail.
Depuis plusieurs semaines, des ouvriers, notamment dans les zones franches, multiplient les mouvements de protestation pour exiger une revalorisation significative de leur salaire.
Les syndicats réclamaient un ajustement bien au-delà du montant annoncé, estimant que le coût de la vie en Haïti ne cesse d’augmenter, notamment en raison de l’inflation et de la dépréciation de la gourde face aux devises étrangères.
Avec cette mesure, les autorités affirment vouloir apporter une réponse concrète aux difficultés économiques auxquelles font face les travailleurs.
Selon le gouvernement, cette hausse vise à améliorer, même de manière progressive, les conditions de vie des ouvriers tout en tenant compte des capacités du secteur de la sous-traitance, un pilier important de l’économie nationale.
Cependant, cette décision est loin de faire l’unanimité. Du côté des travailleurs, nombreux sont ceux qui jugent cette augmentation insuffisante. Pour eux, 1 000 gourdes par jour ne permettent toujours pas de couvrir les besoins essentiels, tels que l’alimentation, le transport, le logement et la santé.
En définitive, l’annonce de cette hausse du salaire minimum constitue une avancée dans un contexte social tendu, mais elle apparaît comme une solution partielle face à une crise économique plus profonde. Pour de nombreux Haïtiens, le véritable défi reste l’amélioration durable des conditions de vie et le renforcement du pouvoir d’achat.
Rédactrice : Wesberie René – Ça Roule TV









