OTTAWA — Le ministre fédéral de l’Immigration a mis fin discrètement à une mesure temporaire qui permettait à certains réfugiés de parrainer leurs enfants ou leur conjoint, même lorsque ces membres de leur famille n’avaient pas été déclarés dans leur dossier initial de résidence permanente.
Cette mesure, instaurée il y a sept ans, visait à corriger certaines situations particulières vécues par des réfugiés séparés de leur famille. Elle permettait notamment d’éviter que des parents soient définitivement empêchés de parrainer un enfant retrouvé ou un enfant né après le dépôt de leur demande.
Normalement, selon les règles canadiennes, un résident permanent qui n’a pas déclaré un membre de sa famille dans sa demande peut perdre définitivement la possibilité de le parrainer par la suite.
Des défenseurs des droits des réfugiés et des universitaires avaient dénoncé ces conséquences et obtenu la mise en place de cette mesure temporaire afin de combler ces lacunes.
Or, la mesure est arrivée à échéance jeudi.
Un porte-parole du ministère de l’Immigration indique désormais que les personnes touchées devront notamment se tourner vers une demande de dispense pour des motifs d’ordre humanitaire et de compassion.
La fin de cette mesure suscite donc des inquiétudes chez les défenseurs des réfugiés, qui craignent que certaines familles séparées se retrouvent à nouveau confrontées à des obstacles importants pour être réunies au Canada.
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