La situation sécuritaire se dégrade davantage dans la Plaine du Cul-de-Sac

La violence armée a connu une nouvelle escalade durant le week-end dans la Plaine du Cul-de-Sac, à Port-au-Prince, plongeant plusieurs quartiers dans la peur et provoquant un déplacement massif de familles.

Des affrontements entre groupes armés rivaux ont éclaté dans plusieurs zones de cette région stratégique située à l’est de la capitale haïtienne.

Selon plusieurs sources locales et internationales, les attaques ont commencé dans la soirée du dimanche 10 mai 2026 et se sont poursuivies jusqu’au lundi. Des rafales d’armes automatiques ont été entendues dans plusieurs quartiers de la Plaine, notamment aux environs de Croix-des-Bouquets et de certaines zones proches de l’aéroport international Toussaint Louverture.

Face à cette montée de violence, des centaines de familles ont fui leurs maisons dans la panique.
Plusieurs habitants ont été vus transportant leurs effets personnels à pied, en brouette ou à moto, cherchant refuge dans des zones supposées plus sécuritaires. Certains déplacés ont trouvé refuge devant les locaux de la SONAPI, où des milliers de personnes ont passé la nuit à la belle étoile.

Les affrontements auraient également causé plusieurs morts et blessés, bien qu’aucun bilan officiel précis n’ait encore été communiqué. Des habitants dénoncent aussi des maisons incendiées et des tirs perdus qui frappent des civils sans distinction.

Cette nouvelle vague d’insécurité a aussi eu un impact direct sur les services essentiels. Des structures hospitalières ont dû évacuer des patients, tandis que l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières a suspendu certaines activités après qu’un agent de sécurité ait été touché par une balle perdue.

La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, où les gangs armés contrôlent déjà une grande partie du territoire. Depuis plusieurs années, la Plaine du Cul-deest devenue l’un des principaux foyers de confrontation entre groupes armés rivaux, entraînant massacres, déplacements forcés et paralysie des activités économiques.

Malgré la présence de forces de sécurité haïtiennes et de contingents internationaux, la population continue de vivre dans la peur. Plusieurs observateurs estiment que l’État peine encore à reprendre le contrôle de ces zones dominées par les groupes armés.

📝 Rédactrice : Wesbérie René | Ça Roule TV

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